Intervention de Laurent Garcia

Réunion du jeudi 24 octobre 2019 à 9h35
Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaLaurent Garcia :

Le budget du ministère de la culture est une nouvelle fois en progression, et nous tenons à saluer l'effort qui est fait par la nation pour porter nos moyens à la hauteur des ambitions.

Dès le début de la législature, la culture a fait partie des priorités de notre majorité et elle a vu son budget augmenter, année après année. Ces hausses interviennent au service des objectifs que nous nous sommes fixés de rapprocher tous les publics vers le meilleur de ce que peuvent offrir notre patrimoine et notre culture.

À cette fin, de nombreux outils et nouveautés vont voir ou ont déjà vu le jour, à commencer par l'ambitieux Pass culture, dont la montée en puissance est confirmée par ce budget.

Le programme Patrimoines est en hausse de 6,8 % par rapport à la loi de finances de l'année dernière, avec notamment le transfert de 63 millions d'euros nets de crédits du programme Transmission des savoirs et démocratisation de la culture qui concernent la masse salariale de trois établissements publics.

Les 971 millions d'euros dévolus à ce programme sont pour beaucoup consacrés à l'entretien et à la restauration des monuments historiques et du patrimoine monumental, avec quelques chantiers particulièrement importants, comme le Grand Palais à Paris ou le château de Villers-Cotterêts. La commission des affaires étrangères recevait, ce mardi, la secrétaire générale de la francophonie qui a pu réaffirmer devant les députés combien ce projet était essentiel au développement futur de la francophonie.

C'est dans ce même programme qu'on trouve le budget consacré à la mise en oeuvre du plan de sécurisation des cathédrales appartenant à l'État. Doté de 2 millions d'euros, ce fonds doit permettre de conduire des audits pour s'assurer qu'une catastrophe telle que celle de Notre-Dame de Paris ne puisse se répéter. Le chantier de restauration de Notre-Dame de Paris devrait être intégralement financé par les dons promis et annoncés. La rapporteure pour avis le souligne également dans son rapport : les conventions prévoyant le versement à l'État des dons collectés ont été signées et devraient permettre de mener rapidement les premières opérations. Si ces dons sont à souligner, il faut toutefois rappeler que l'État y contribuera aussi indirectement – et dans de fortes proportions – par la réduction d'impôt relative au mécénat.

Si ces chantiers sont évidemment indispensables, nous sommes heureux de constater que le budget à destination du « petit patrimoine » est, lui aussi, en progression. Nous vous avions alerté les années passées sur le sujet, il est donc important que nous puissions envoyer un signal à destination des collectivités d'un réinvestissement de l'État en faveur de ce patrimoine, tout aussi important. Nous savons, pour autant, que les chantiers en la matière sont multiples et quasiment inépuisables. C'est pourquoi l'effort devra être prolongé.

Le programme Création connaît, lui aussi, une nette augmentation de ses crédits. Le spectacle vivant se trouve ainsi renforcé au travers de grands opérateurs qui sont d'indispensables vecteurs culturels irriguant notre territoire. Ils sont en cela des acteurs essentiels et participent à la transmission des savoirs au plus grand nombre. Leur articulation avec d'autres acteurs, comme les médias, les radios indépendantes, les acteurs économiques, les associations culturelles est un impératif qu'il faut encourager. De ce point de vue, il s'agit d'une des grandes vertus du Pass culture.

De même, l'initiative des micro-folies lancée par Françoise Nyssen constitue une formidable chance de diffuser la culture dans nos territoires. Notre groupe est particulièrement intéressé par ce dispositif qui allie la technologie et l'art et qui offre une souplesse d'organisation très intéressante.

En conclusion, le budget de chacun des programmes progresse et va dans le sens que nous défendons depuis le début de la mandature : une meilleure prise en compte des territoires, une proximité plus grande avec les acteurs de terrain et la mise en place de structures légères qui s'adressent en priorité aux plus jeunes de nos concitoyens. Pour ces raisons, le groupe Mouvement démocrate et apparentés votera les crédits de la mission Culture.

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