Les problèmes ne sont pas seulement une « question d'organisation » – puisque c'est dans ces termes que le Président de la République avait prétendu les balayer d'un revers de manche. Prendre conscience des difficultés, c'est bien, mais avoir une volonté politique, c'est mieux. Votre volonté est-elle réelle ou cette question ne vous taraude-t-elle que parce que nous sommes à quelques mois des élections municipales ?
Dans le rapport d'information sur l'évaluation de l'accès aux services publics dans les territoires ruraux que Jean-Paul Mattei et moi-même venons de remettre, nous formulons plusieurs propositions pour la santé : favoriser les centres de santé, en relation avec les hôpitaux de proximité, organiser l'implantation des différents services pour qu'il ne faille jamais plus de vingt minutes pour s'y rendre, ou encore rendre obligatoire un stage en milieu rural pour les étudiants en médecine. Dans le département de l'Allier où se trouve ma circonscription, trouver un médecin référent devient de plus en plus difficile.
Monsieur le Premier ministre, les Français des territoires ruraux s'impatientent et se sentent de plus en plus ignorés. Que leur répondez-vous en matière de santé ? C'est leur priorité. Avez-vous vraiment des propositions crédibles ou est-ce encore une opération de communication, une tentative de séduction ?