Je livre quelques chiffres : les moyens consacrés au département de Mayotte ont augmenté de 60 % ; les effectifs sont passés de 256 fonctionnaires et adjoints de sécurité à 682. L'engagement de l'État est massif parce que les problèmes sont importants tant en matière d'immigration que d'insécurité. Nous avons créé une brigade canine, installé la police de sécurité du quotidien, acheté des bateaux intercepteurs. Un budget de 2,3 millions d'euros a été alloué à cette politique ; des moyens ont été mobilisés pour créer un GELIC – groupe d'enquête sur la lutte contre l'immigration clandestine – spécifique à Mayotte. Le Président de la République a fait état du nombre de reconduites à la frontière : nous avons atteint le chiffre de 24 000 en octobre, ce qui n'est jamais arrivé.
La dynamique actuelle suffit-elle ? La réponse est non, car les problèmes de Mayotte sont particulièrement sérieux. Il nous faut être très entreprenants.
Vous disposez déjà du rapport pour l'année 2018, et je m'engage à ce qu'il vous soit remis pour l'année 2019.
Il existe des indicateurs spécifiques, notamment en matière de sécurité, pour l'outre-mer et pour Mayotte. Les outre-mer font l'objet d'un document de politique transversale, et des éléments sont également publiés dans le projet annuel de performance de la mission « Outre-mer ».
Pour une plus grande transparence de nos travaux, je vous propose une réunion avec le préfet de département afin de faire un point précis sur toutes ces informations.