En juillet 2018, un rapport parlementaire sur la Seine-Saint-Denis était présenté à l'Assemblée nationale. Les parlementaires qui en étaient les auteurs estimaient que, dans ce département, le nombre de personnes en situation irrégulière s'établissait entre 150 000 et 250 000, voire à 400 000, soit 8 à 20 % de la population du département. La lutte contre l'immigration irrégulière doit assurément devenir une priorité – pas seulement pour ce département, qui constitue quant à lui un cas d'école. Pour ce faire, il est temps de s'attaquer aux filières de passeurs, aux prestations sociales qui font de notre pays une France eldorado et au dévoiement de notre système d'asile. Il est important de rappeler, comme vous l'avez fait, monsieur le secrétaire d'État, que le nombre de demandeurs d'asile augmente en France alors qu'il baisse partout ailleurs en Europe. Il est temps de s'interroger sur les raisons de cette disparité de résultats.
Par ailleurs, excusez-moi d'insister, mais j'ai déjà évoqué à deux reprises le document publié par le ministère des finances allemand, dressant chaque année le bilan du coût de l'immigration en Allemagne. Pourquoi un tel rapport ne pourrait-il être établi aussi en France, et pourquoi le Parlement français ne pourrait-il bénéficier également d'une présentation exhaustive du coût de l'immigration ?