Sur la forme, j'ai compris que cet amendement d'importance, hier, n'a pas été débattu et s'est imposé en à peu près vingt secondes. Ce n'est pas possible : pour les droits mêmes de l'Assemblée nationale, la demande de seconde délibération du rapporteur général me paraît aller dans le bon sens. S'il propose un amendement de suppression, je serais prêt à le cosigner s'il en est d'accord. Sur le fond, l'article n'est pas anodin puisqu'il repousse de six ans une des promesses du Gouvernement à propos de l'huile de palme. Je suis persuadé que, dans des conditions normales de débat, nos collègues de la majorité, qui ont mis ce point dans leur programme, n'auraient pas voté quelque chose qui revient en réalité à céder au lobby des multinationales, et notamment du groupe Total. Pour ces deux raisons, je suis extrêmement favorable à cette seconde délibération qui permettra de revenir sur ce qui a été adopté hier dans des conditions que je trouve incorrectes.