L'amendement que nous défendons vise à multiplier par trois les quantités d'eaux usées traitées réutilisées, conformément à l'une des conclusions de la deuxième phase des Assises de l'eau. Il s'agit de profiter de l'occasion offerte par le présent projet de loi pour assigner cet objectif à nos politiques publiques.
Il faut expliquer aux Français ce dont il s'agit très concrètement. Une telle disposition permet de gaspiller moins d'eau, grâce à sa réutilisation pour des usages ne nécessitant pas d'eau potable, tels que le nettoyage des véhicules et le balayage des rues. Elle s'inscrit dans le cadre d'une approche circulaire de l'économie, et surtout de la protection de la ressource. Compte tenu du changement du climat, nous devons à l'évidence nous engager dans cette direction.
Comme l'a rappelé à l'instant notre collègue Zulesi, à l'heure actuelle, 0,1 % seulement de notre consommation d'eau est ainsi produite. Il existe environ soixante-dix installations en France. Il s'agit d'aller bien plus loin.