Monsieur le ministre d'État, en matière de sécurité, les grands axes du quinquennat s'inscrivent dans une volonté de refonte globale du rapport entre la police et les administrés. Dans cette perspective, la police doit d'abord se moderniser, ce qu'elle fera grâce à un effort budgétaire qu'il faut saluer. Elle doit ensuite être renforcée. Elle le sera également grâce aux 10 000 postes déployés au cours des cinq ans à venir, dont 1 850 seront créés dès 2018.
En sus de la réforme de la procédure pénale, il s'agit là d'une première pierre à l'édifice visant à nous doter d'une nouvelle police placée au coeur de nos territoires afin de « retisser avec la population, avec les associations et avec les élus locaux des formes d'actions rénovées », selon la formule du Président de la République.
L'augmentation des effectifs devra notamment concourir à la mise en oeuvre d'une police de sécurité du quotidien dont l'objectif est d'aboutir à « une société réconciliée, une société rassemblée, une société apaisée », comme vous l'avez annoncé, monsieur le ministre d'État.
Elle constituera un nouvel instrument adapté à la réalité de terrain et sera une police luttant par la disponibilité et l'écoute contre les délits, nuisances et incivilités subis quotidiennement. Dans ce cadre, pouvez-vous préciser, monsieur le ministre, les modalités de mise en place de la future police de sécurité du quotidien ?