L'amendement no 340 vise, comme les autres, à demander encore une fois un rapport. Je vous invite à consulter les travaux parlementaires qui ont déjà été réalisés sur ce sujet, par exemple celui de la mission d'information relative à la mesure statistique des délinquances et de leurs conséquences, remis en avril 2013, qui a déjà fait le point sur l'échec de la politique du chiffre, diagnostic auquel nous souscrivons tous.
Vous évoquez de surcroît, sur un mode polémique, les manipulations statistiques. Or, depuis octobre 2014, nous disposons du service statistique ministériel de la sécurité intérieure, composé de gendarmes, de policiers, de statisticiens détachés de l'INSEE, officiellement reconnu comme membre du système statistique national. Il apporte déjà toutes les garanties de transparence des méthodes de comptabilisation et des modes de collecte des indicateurs.
Par ailleurs, je tiens à souligner que l'objectif de qualité du contenu du travail de nos policiers est au coeur de toutes les réformes engagées dans cette législature.
Compte tenu de tous ces éléments, votre demande de rapport me paraît inutile. Avis défavorable.
S'agissant des amendements nos 343 et 339 , le Gouvernement vient de présenter bien mieux qu'un rapport : son projet de loi de finances, qui apporte de vrais moyens supplémentaires pour le fonctionnement et l'investissement de la police et de la gendarmerie.