Le football est le véhicule de toutes les passions et de toutes les émotions. Il est plus qu'un sport, il est une culture, avec ses codes, son langage, son histoire. Cette histoire est souvent belle, parfois tragique. Le football est un tout. Furiani fait partie de sa mémoire.
Les stades, ou leurs abords, ont connu de nombreux drames. Le plus souvent, ces drames sont liés à des mouvements de foule, à une mauvaise conception des stades ou à une gestion des forces de l'ordre qui ne permet pas de contenir les spectateurs. Goulots d'étranglement, affrontements entre supporters : les raisons des drames qui touchent les stades de foot se recoupent souvent, hélas.
Celui du 5 mai 1992 ne rentre pas dans ce schéma. Il s'agit, à Furiani, de l'effondrement d'une tribune provisoire, d'une tribune mortelle, à la dangerosité reconnue, d'une tribune mise en place pour faire de l'argent, toujours plus d'argent, en vendant plus de billets.