Intervention de Nicolas Turquois

Réunion du dimanche 9 février 2020 à 15h00
Commission spéciale chargée d'examiner le projet de loi instituant un système universel de retraite et le projet de loi organique relatif au système universel de retraite

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaNicolas Turquois, rapporteur pour le titre Ier :

Madame Le Grip, je me joins à votre soutien aux Franciliens : qu'ils soient pour ou contre ou qu'ils s'interrogent sur la réforme, ils ont subi les conséquences des grèves au quotidien.

La caisse de retraite des clercs de notaires est révélatrice des enjeux de la réforme : elle compte 55 000 cotisants pour 77 000 bénéficiaires : nous sommes très près des taux du régime cible. L'État l'abonde à hauteur de 320 millions d'euros pour la maintenir à l'équilibre. Cela signifie que les contribuables français versent l'équivalent de 4 500 euros par clerc de notaire en retraite... Il n'est absolument pas question de contester leur pension, mais leur situation permet de mieux comprendre l'intérêt de la mutualisation et de l'uniformité des règles.

Par le passé déjà, des régimes spéciaux ont disparu quand l'État s'est retrouvé contraint de compenser leur défaillance, souvent en raison d'un rapport démographique défavorable. Tant qu'il est favorable, les professions tiennent à conserver le bénéfice de leur système, mais sitôt qu'il ne l'est plus, on demande que l'État abonde...

Avis défavorable.

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