Il vise à préciser les termes utilisés par nos collègues du groupe de la Gauche républicaine et démocrate, parque nous partageons leur objectif de justice sociale.
Je reviens à la discussion sur les rapports entre capital et travail : comme l'a dit Dominique Potier, elle est au coeur de la question des retraites.
Les retraites sont une part du salaire socialisé. Celles et ceux qui produisent les richesses doivent-ils en profiter, lorsqu'ils sont en activité, grâce à un salaire décent ? Nous avions proposé d'augmenter le salaire minimum, et de dégeler le point d'indice pour les fonctionnaires. Notre pays est un des plus actifs et des plus riches au monde. Ces richesses doivent profiter à la majorité, y compris lors de la retraite – le fruit de ce travail.
Il faut donc faire figurer la justice sociale dans l'article 1er. Une fois que ces termes auront été inscrits noir sur blanc parmi les principes du système de retraite, nous pourrons en faire découler les mesures nécessaires.
Nous avons constaté – tout comme différents experts, jusqu'au Conseil d'État – qu'en l'état actuel du texte, cet objectif de justice sociale ne peut être atteint. Au contraire, la réforme accroîtra les injustices et les inégalités.
Inscrivons donc cet objectif de justice sociale dans le projet de loi ; nous pourrons ensuite, au cours de l'examen du reste du texte, vérifier si les mesures que vous proposez permettent de l'atteindre. Nous pourrons alors voter en connaissance de cause.