Assumez-le donc, chers collègues : vous êtes là pour vous opposer et vous utilisez des outils à cette fin. Je déplore pour la démocratie que vous recouriez à l'obstruction parlementaire, mais c'est ce que vous faites.
En 2006, après dix ou douze jours, soit à peu près au point où nous en sommes, après que le président Debré eut écrit aux présidents des groupes d'opposition qu'ils étaient en train de remettre en question la démocratie parlementaire et après que les Français eurent compris le message sans pour autant y adhérer – car cette obstruction n'était pas ce qu'ils attendaient des parlementaires et ils souhaitaient que l'on ait un débat sur le fond – , les groupes d'opposition de gauche, socialiste et communiste, ont accepté de défendre les amendements par séries de cent, …