Une nouvelle fois, je ne résiste pas au plaisir de vous lire une partie de l'excellente tribune de Jean Pisani-Ferry : « Dans le projet de loi, le partage des rôles entre gouvernement et conseil d'administration de la caisse des retraites n'est pas clair. Pour susciter la confiance, il faudrait que ce dernier dispose d'une réelle autonomie de gestion dans le cadre du mandat fixé par le législateur. »
C'est exactement le sens de l'amendement que nous venons de déposer. Nous ne voulons pas que les pensions de retraite baissent, pas plus aujourd'hui que demain. Nous ne voulons pas davantage que les cotisations augmentent, car le niveau de compétitivité pourrait s'en ressentir. Or compétitivité rime avec emploi. C'est en cela que nous ne sommes pas d'accord avec nos collègues de gauche. Du niveau de l'emploi dépend celui des cotisations pour la retraite et des pensions. C'est à cette condition que la solidarité avec les retraités d'aujourd'hui peut s'exercer. Nous ne voulons donc pas porter atteinte à la compétitivité des entreprises.
Pour cette raison, il faut borner – Mme la rapporteure l'a précisé.