Madame la rapporteure a rappelé l'historique des maisons de l'emploi. Pour compléter son propos, je dirai que la chose est un peu plus compliquée qu'on semble le dire ici. Je m'étonne que beaucoup de députés, dont les formations politiques ont soutenu des gouvernements qui ont fortement baissé les subventions aux maisons de l'emploi, tiennent un discours contraire aujourd'hui. Je ne le dis pas de façon polémique, j'essaie de comprendre la raison de cette attitude.
En 2010, le budget de l'État relatif aux maisons de l'emploi s'élevait à 86 millions d'euros ; dans la loi de finances de 2017, ce chiffre était tombé à 21 millions. L'une des raisons de cette baisse continue est que le paysage du service public de l'emploi a changé et que les élus locaux travaillent directement avec l'ensemble des associations et le service public de l'emploi. Il n'est pas moins vrai que les maisons de l'emploi, dont le rôle s'est éloigné de leur raison d'être originelle, ont évolué, cela a été évoqué, de façon différente. Certaines, par exemple, travaillent sur l'emploi frontalier, sujet intéressant, qui sort des cadres habituels.