Allons à l'essentiel. La forêt amazonienne est, comme nous le savons, la plus grande du monde et constitue son plus grand réservoir de biodiversité. Elle couvre en effet une superficie dix fois supérieure à celle de la France et s'étend en partie sur le territoire de la Guyane.
Elle doit être considérée comme un joyau naturel, non seulement parce qu'elle permet la vie humaine, mais aussi parce qu'elle héberge une faune et une flore que nous avons le devoir de préserver.
Depuis 1970, comme vous le savez tous, mes chers collègues, près de 20 % de cette forêt a disparu en raison de la déforestation et des activités humaines. En dix ans, c'est une surface boisée équivalente à celle de la France qui a disparu. L'essentiel des terrains ainsi dégagés sert à produire de la nourriture pour le bétail.
Cette déforestation met notre écosystème en péril : nous proposons donc d'étudier la possibilité d'étendre le Parc amazonien de Guyane et de renforcer les mesures de protection de la forêt amazonienne. Il me semble que sur un tel sujet, il pourrait y avoir un consensus.
C'est l'objet du rapport demandé, qui permettrait de voir dans quelles conditions cette extension pourrait avoir lieu.