Si je n'ai pas eu le loisir de répondre aux porte-parole des groupes, j'ai au moins le plaisir de répondre à M. Morel-À-L'Huissier, dont je connais l'attachement à la ruralité. Effectivement, les parcs constituent des outils majeurs, consensuels, utiles et efficaces pour faire vivre les politiques publiques environnementales, avec le souci de s'adresser à la population, aux élus locaux et au monde agricole. Je sais que c'est important sur votre territoire, monsieur Morel-À-L'Huissier.
Vous m'interrogez d'abord sur le parc national des Cévennes. Je ne suis pas le plus grand des spécialistes, monsieur le député, mais j'ai le plaisir de vous rassurer et de vous confirmer que la dotation de ce parc sera entièrement maintenue en 2018. D'ailleurs, si le classement par l'UNESCO constitue pour le parc national des Cévennes un énorme plus, cela va sans dire, il n'a pas d'impact réglementaire ni législatif sur le calcul de la dotation. Je le répète, ces crédits sont sanctuarisés.
Vous avez également évoqué le parc naturel régional de l'Aubrac. J'en profite pour saluer publiquement l'initiative prise par les deux régions concernées. La procédure est toujours en cours : il me semble que l'ensemble des communes, des communautés de communes et des départements ont récemment délibéré, le ministère a émis un avis favorable et j'ai bon espoir que la création du parc puisse être officialisée au début de l'année prochaine.
Quant à la question plus globale du financement des parcs, nous aurons l'occasion d'y revenir, si vous en êtes d'accord, dans le cadre de la discussion des amendements. Nous avons justement souhaité consolider et sécuriser le financement de l'ensemble des parcs : une fois de plus, il s'agit d'un outil utile, qu'il convient de développer et de ne pas abîmer. Je pense que nous nous rejoindrons sur cette question, quelles que soient nos tendances et nos convictions.