Dans le cadre de ce printemps de l'évaluation un peu particulier, nous sommes invités à nous exprimer sur le contexte dans lequel l'économie française a abordé la crise sanitaire. Je crois que notre pays a abordé la crise dans des conditions macroéconomiques et budgétaires favorables. En 2019, notre taux de croissance a atteint 1,5 %, contre 0,5 % pour l'Allemagne, pays auquel nous avons l'habitude de nous comparer.
Or j'ai la conviction que le taux de croissance que nous avons obtenu l'année dernière et qui nous a placés dans des conditions favorables pour aborder la crise sanitaire n'est pas le fruit du hasard. Il résulte d'une politique économique à la fois cohérente et efficace, d'une politique en réalité assez simple puisqu'elle repose sur l'idée qu'il faut libérer le marché du travail et mettre l'accent sur l'apprentissage et la formation pour améliorer les compétences et développer notre capital humain. Cette politique repose également sur l'idée selon laquelle l'épargne doit être orientée vers le financement de l'investissement productif : il s'agit, en somme, de développer le capital technique. Enfin, cette politique favorise l'investissement dans la recherche et l'innovation pour améliorer le capital intellectuel et immatériel. Dès lors que nous avons développé notre capital humain, technique et immatériel, nous avons pu engranger une croissance forte, que l'on peut qualifier d'endogène parce qu'elle est le résultat de notre politique économique et de notre volonté politique.