Je remercie M. Dive et Mme Cattelot, qui auraient pu le faire aussi bien que moi. Quel que soit notre groupe, nous sommes solidaires et nous nous étonnons que l'État ne nous rejoigne pas. Pendant cette crise exceptionnelle, nous avons vu se mobiliser une profession qui, en temps ordinaire, n'a déjà pas la vie facile. M. Dive le confirmera : notre département a acheté des maroilles pour les redistribuer ; les producteurs de lait ont accepté de réduire leur production ; tous les élus du territoire ont essayé de regrouper des commandes dans des petits villages afin d'écouler les fromages. Seul l'État n'est pas au rendez-vous. Je comprends la nuance qu'établit le rapporteur général entre le prix de production et le prix de vente, mais l'argument me semble mesquin, comparé à l'élan de solidarité qui s'est manifesté sur le territoire. Je trouve cela dommage pour le monde agricole.