L'évaluation de cette expérimentation est essentielle. J'ai été profondément choquée par l'écart existant entre l'évaluation du comité scientifique et les rapports de l'IGAS – inspection générale des affaires sociales. Pour m'être entretenue avec M. Patrick Valentin, qui est à l'origine du projet, et avoir pu voir le fonctionnement d'EBE dans ma circonscription, j'ai pu constater des différences énormes entre les divers projets. Il reste de nombreuses marges d'amélioration, en matière de coût, d'accompagnement social, de ciblage – tous les rapports que j'ai pu lire sur la question pointent la difficulté à atteindre des personnes très éloignées de l'emploi. M. Valentin lui-même en vient à préconiser que des personnes qui sont en situation de temps partiel subi puissent être éligibles, mais je crois qu'on s'éloigne quelque peu de l'objectif de l'expérimentation.
En tout état de cause, les rapports qui nous ont été soumis tirent des bilans bien trop divers de cette expérimentation. C'est la raison pour laquelle je souhaite que le législateur amené à se prononcer sur l'expérimentation puisse disposer d'une évaluation plus objective de la part du comité scientifique.