Les ordonnances reviennent, et le concert de protestations avec. Cela se comprend : à chaque fois, on a l'impression qu'il y a quelque chose à cacher, puisqu'on ne peut pas en débattre de façon parlementaire. Le Parlement a le sentiment d'être dessaisi ; il réagit, et c'est normal.
Les textes ainsi obtenus ne sont pas forcément meilleurs. L'excellent ouvrage de Guy Carcassonne, devenu un classique, insiste sur le fait qu'habituellement, les textes pris par ordonnance sont plutôt moins bons que les autres. On a vu dans bien des cas que le débat parlementaire permet d'améliorer les textes, y compris s'agissant d'arguments très techniques. Nous en avons eu des exemples ces derniers jours.
Par ailleurs, nos discussions sur le présent projet de loi ne durent pas depuis particulièrement longtemps, et ne s'éterniseront pas. Nous aurions pu prendre un peu plus de temps pour discuter de ces dispositions, dont certaines sont fort importantes.