Intervention de Julien Dive

Séance en hémicycle du jeudi 8 octobre 2020 à 22h00
Conditions de vie des animaux — Discussion générale

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJulien Dive :

Il convient aussi d'admettre que le marché de la fourrure s'est considérablement transformé, ces dernières années, à travers une prise de conscience réelle des acteurs de la mode mais également des consommateurs.

Une incohérence demeure néanmoins puisque l'importation de la fourrure de vison en France a été maintenue alors que des alternatives auraient pu être envisagées pour aller encore plus loin. Nous disposons aujourd'hui de la technologie nécessaire pour développer de nouvelles fibres pouvant se substituer aux peaux animales et ayant les mêmes standards de qualité.

Nous avons aussi pu constater des violences, dans certains élevages d'animaux et dans des abattoirs, relayées par certaines associations, par des lanceurs d'alerte ou par les services vétérinaires de l'État. Les violences physiques ou psychologiques, la négligence et la maltraitance constituent une réalité quotidienne pour de nombreux animaux. Je condamne fermement ces pratiques cruelles, sans aucun lien avec les professions d'éleveur et de producteur telles qu'elles doivent s'exercer sur notre territoire.

Personne ne peut être insensible à la cruauté envers les animaux, mais tout le monde doit comprendre que ces images violentes ne reflètent pas la réalité de l'activité des éleveurs et des agriculteurs français, lesquels se caractérisent par leur passion, par leur dévouement exemplaire mais aussi par un amour et un respect profonds pour les animaux. Ne les stigmatisons pas, car la majorité d'entre eux partage notre objectif commun, qui est de tendre vers l'absence de souffrance, aussi bien physique que mentale, des animaux.

Ce serait une grave erreur d'opposer l'élevage au bien-être animal. Un bon éleveur aime ses bêtes, il a conscience de ce qu'est le vivant et ne supporte pas de voir sa bête souffrir – et encore moins de la faire souffrir.

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