Nous proposons un transfert de crédits visant à réinvestir dans les aéroports dont l'État s'est désengagé au cours des dernières années. En décembre 2014, l'État français a cédé 49,9 % du capital de l'aéroport de Toulouse-Blagnac à un groupe chinois. En novembre 2016, l'État a vendu 60 % du capital de l'aéroport de Lyon-Saint Exupéry ainsi que 60 % du capital de l'aéroport de Nice-Côte d'Azur.
Le désengagement de l'État des aéroports constitue un abandon de souveraineté. Le Gouvernement ayant affiché l'objectif d'obtenir10 milliards d'euros en cédant les bijoux de famille, on peut légitimement s'inquiéter pour le secteur aéroportuaire, dont nous estimons qu'il revêt un caractère stratégique. Quel autre aéroport sera livré à un groupe étranger et à davantage de dérégulation ? Quels autres riverains seront soumis à des nuisances croissantes ?
Vous choisissez, monsieur le ministre, d'abandonner les aéroports à la jungle néolibérale. Nous préférerions garder la main dessus. Ainsi, la puissance publique continuera à réguler leur activité et préparera la conversion écologique des mobilités, qui se fait tant attendre.