Permettez-moi, madame la députée, de répondre par anticipation à l'ensemble des amendements de la série que vous présentez.
L'expérimentation de toute extension de la vaccination, par les pharmaciens par exemple, relève de la Haute Autorité de santé, qui a été saisie et qui a pris un peu de retard du fait de la crise sanitaire – elle a d'ailleurs publié un message pour l'indiquer, mais devrait prochainement faire connaître des éléments importants sur ce sujet. Les expérimentations allant au-delà du cadre existant ne me semblent donc pas utiles ; mieux vaudra directement généraliser ce qui pourra l'être sur la base de recommandations scientifiques.
Quant à la vaccination antigrippale, les recommandations existent et sont formulées année après année, en France comme en Europe. Le public qui doit bénéficier du remboursement de la vaccination antigrippale englobe les personnes vulnérables, de plus de 65 ans et atteintes de pathologies chroniques, ainsi que les soignants et les acteurs de l'aide à domicile. En tant que ministre de la santé, je n'ai aucune raison de donner un avis contraire aux préconisations des autorités de santé en France, en Europe et presque partout dans le monde. Avis défavorable.