Une partie significative de nos forêts est malade, victime d'un désastre sanitaire, environnemental et économique. En effet, le déficit pluviométrique entraîne la prolifération du scolyte, qui fait mourir les arbres de nos forêts. La situation est particulièrement préoccupante pour la filière forêt-bois dans le Grand Est, mais aussi en Bourgogne-Franche-Comté, dans les Hauts-de-France et en Normandie. L'ONF estime que 50 % des épicéas sont atteints et le pin est également très touché. Les scolytes, qui se nourrissent habituellement de bois mort, participant à la régénération forestière, s'attaquent à présent aux arbres sur pied. La population de ces insectes est trop nombreuse et les arbres se trouvent affaiblis par plusieurs étés trop secs.
Il est impératif de prendre des mesures de lutte contre la prolifération des scolytes, afin de limiter ce phénomène épidémique qui cause la mort des forêts – un véritable désastre sanitaire. Les financements destinés à la recherche doivent être renforcés, afin que nous puissions développer, comme nous savons le faire, des traitements naturels plus efficaces pour sauver nos forêts. Je sais pouvoir compter sur vous, monsieur le ministre, pour soutenir nos amendements allant en ce sens. Que comptez-vous faire plus particulièrement pour la filière forestière, qui est si fortement affectée ?