J'ai été la première à alerter à propos de Pôle emploi, lors de la discussion budgétaire de l'an dernier, soulignant que, si l'on voulait un service de l'emploi efficace, avec un « pack de démarrage » de deux demi-journées pour chaque nouveau demandeur d'emploi, il fallait arrêter l'hémorragie et les suppressions d'ETP – équivalents temps plein. Nous avons donc prévu 1 000 ETP supplémentaires.
Vous abordez aussi la question de l'UNEDIC. Nous avons déjà eu aussi ce débat l'an dernier, et je ne souhaite pas le rouvrir : la décision a été prise et une convention tripartite a été signée. Cela étant, soyez rassuré, l'article 51 du présent projet de budget dispose : « Le ministre chargé de l'économie est autorisé à accorder la garantie de l'État aux emprunts contractés par l'UNEDIC au cours de l'année 2021, en principal et en intérêts, dans la limite d'un plafond global en principal de 10 milliards d'euros. » Nous ne laissons donc pas tomber l'UNEDIC. De plus, ce projet de budget prévoit 250 millions supplémentaires pour financer de nouveaux ETP et les dépenses de fonctionnement à Pôle emploi, ainsi qu'une enveloppe de 69 millions pour accompagner les jeunes.
Je n'arrive toujours pas à comprendre pourquoi vous prétendez que nous diminuons le budget de Pôle emploi ; ce n'est pas le cas, même si la maquette budgétaire peut être compliquée à lire, avec l'ajout de la mission « Plan de relance » – j'avoue que moi-même, j'ai eu du mal, pour certaines lignes. Je peux vous assurer, en tout cas, que nous mettons les moyens pour Pôle emploi, d'autant que, cette année plus que jamais, nous en avons besoin. Je demanderai donc le retrait de l'amendement ; sinon, l'avis sera défavorable.