Intervention de Charles de Courson

Séance en hémicycle du mardi 10 novembre 2020 à 21h00
Projet de loi de finances rectificative pour 2020 — Avant l'article 1er

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaCharles de Courson :

Mmes Dupont et Cariou l'ont dit, ces amendements sont cohérents avec la mesure de réévaluation libre d'actifs que nous avons votée. Celle-ci est neutre sur le plan fiscal, mais améliore, certes de manière un peu fictive, la présentation des fonds propres sur le bilan. Or l'amendement de Mme Louwagie, que nous reprenons à notre compte avec nos propres amendements, revient à faire la même chose.

En effet, si une année vous sous-amortissez votre actif en comparaison avec sa valeur cumulée depuis son acquisition, vous perdez définitivement la possibilité de déduire fiscalement l'amortissement, qui ne sera plus considéré comme une charge : c'est la loi. Le mécanisme que nous proposons vise à rendre possible le sous-amortissement, de manière à éviter d'avoir un résultat comptable très dégradé et à conforter les fonds propres. C'est tout simple et absolument pas concurrent de la réévaluation libre d'actifs.

S'agissant des prêts participatifs, permettez-moi de vous dire qu'ils ne pourront jamais fonctionner en France tant que les banques qui les accordent verront l'évaluation de leur solvabilité en pâtir autant qu'aujourd'hui. Ne reste donc plus que l'augmentation de capital qui, dans la situation actuelle, n'est pas aisée à réaliser.

Je le répète, l'amendement de Mme Louwagie va dans le même sens que ce que nous avons voté – à l'unanimité, me semble-t-il – s'agissant de la réévaluation d'actifs, qui est neutre fiscalement.

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