Intervention de Michel Fanget

Séance en hémicycle du mardi 12 janvier 2021 à 15h00
Questions au gouvernement — Pollution phréatique

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaMichel Fanget :

Ma question s'adresse à M. le ministre de l'économie, des finances et de la relance.

Le plan de simplification et de compétitivité annoncé par le groupe Michelin prévoit la suppression de 2 300 postes sur trois ans – 1 100 dans le secteur tertiaire et 1 200 dans la production – dans l'ensemble des sites français, dont la moitié à Clermont-Ferrand. A priori, et selon les promesses de Florent Menegaux, président de Michelin, ce plan s'appliquera sans licenciements secs et sans fermeture d'usines. Au contraire, il s'accompagnera de la création d'un nombre équivalent d'emplois en France, dans des activités à forte valeur ajoutée liées à la transition écologique, grâce notamment à l'ouverture d'une usine de production de piles à hydrogène.

Dans le contexte très anxiogène de la crise sanitaire, cette annonce suscite pourtant de vives inquiétudes à Clermont-Ferrand, où se situe le siège international de la manufacture. L'inquiétude est d'autant plus grande, dans le sud de ma circonscription, que le bassin d'Issoire, spécialisé dans la sous-traitance aéronautique, subit de plein fouet le contrecoup de la crise qui frappe ce secteur. L'entreprise Aubert et Duval annonce déjà un plan de restructuration et près de 237 suppressions d'emplois.

À l'heure où la crise sanitaire révèle et accentue la désindustrialisation en France et où la moitié des emplois industriels ont été perdus depuis 1980, une politique industrielle ambitieuse est vitale. Aussi des mesures concrètes, rapides et proportionnées doivent-elles être prises. L'annonce par le Gouvernement du plan de relance de 100 milliards suscite de nombreuses attentes. La réponse qui leur sera apportée sera décisive pour la relance de la filière industrielle.

Quelles perspectives le Gouvernement dresse-t-il pour la politique industrielle de notre pays ? Quelles réponses peut-il aujourd'hui apporter aux légitimes inquiétudes de tous les salariés du secteur industriel, et tout particulièrement à ceux de ma circonscription ?

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