Ce projet de loi fait l'objet d'un consensus assez large. La situation de crise que nous traversons l'exige : quelles que soient nos couleurs politiques, il faut que nous nous montrions à la hauteur des enjeux colossaux auxquels notre pays fait face. Ce n'est jamais de gaieté de coeur que nous acceptons de déléguer notre précieux pouvoir de législateur à l'exécutif, mais l'urgence de la situation nous y oblige.
La première ordonnance prolonge l'existence du fonds de solidarité et renforce l'échange d'informations entre administrations. Au 15 janvier, ce fonds représentait 12 milliards d'euros et concernait 1,9 million d'entreprises. Il s'agit donc d'un outil indispensable pour soutenir notre économie, et son rôle est en particulier essentiel pour les entreprises les plus en difficulté. Je tiens à le répéter : tant que l'épidémie nous obligera à prendre des mesures de restriction sanitaire, l'État apportera à l'économie un soutien total.
La deuxième ordonnance comprend plusieurs mesures dérogeant de manière temporaire au code de la commande publique. Elle introduit divers outils qui permettent de soutenir les opérateurs économiques les plus fragilisés par la crise.
La troisième modifie l'organisation de BPIFrance et renforce ainsi sa solidité financière, ce qui permettra des volumes de garantie de prêt plus importants. La Banque publique d'investissement pourra ainsi jouer le rôle essentiel qui lui revient dans le cadre du plan de relance.
Enfin, l'article 4 du projet de loi permet de ratifier l'ordonnance du 17 juin 2020, qui contribue à répondre aux besoins de trésorerie consécutifs à la crise.
Mes chers collègues, il existe des moments où l'urgence de la situation dicte l'urgence de l'action. Nous y sommes. Le groupe La République en marche votera donc le projet de loi.