Dans le brouillard que traverse notre pays, nous, députés, avons la responsabilité de guider le navire national à bon port. Parmi les écueils qui se dressent face à nous, cette pandémie est un rocher acéré aux mille facettes. Nous ne devons oublier aucun aspect de ce virus, aucune victime, aucune forme de souffrance. Souvent décrié pour sa lourdeur, notre État demeure pourtant un bouclier inoxydable face aux dangers quotidiens de la vie d'une nation. Il doit aujourd'hui plus que jamais être présent aux côtés de chacun.
Sous l'impulsion du Président de la République, l'action de l'État a permis et permet encore de tenir bon face à une crise qui en a fait vaciller plus d'un. Le soutien économique inédit que l'État prodigue depuis des mois à nos entreprises en détresse permet d'encaisser une part importante du choc que nous subissons. La réaction des services de l'État et de ses administrations permet à notre système de santé de subsister et à tous nos soignants de s'illustrer quotidiennement dans ce combat acharné.
Désormais, bien que la tempête se poursuive, le temps est venu de relever les yeux vers l'humain et de porter notre regard au-delà du drame et de l'immédiat : le temps est venu de relever la tête. Car il est des souffrances silencieuses, des douleurs qui se taisent et qui pourtant rongent les corps et les âmes d'un grand nombre de nos concitoyens.
La covid-19 est une maladie terrible, violente, dangereuse. Nous en avons collectivement fait l'apprentissage douloureux. Le message que je porte aujourd'hui devant vous avec mon collègue Julien Borowczyk, …