Les associations de lutte contre la pauvreté sont en première ligne pour accompagner nos concitoyens les plus touchés par les conséquences économiques de la crise. Traditionnellement, leur action s'articule en complémentarité des politiques publiques déployées par l'État, mais l'explosion de la pauvreté provoquée par la crise sanitaire les conduit à assumer une part toujours plus importante de l'accompagnement de ces naufragés de la vie. Elles offrent un repas, des produits d'hygiène, parfois un toit, toujours une considération, un échange, de la chaleur, car la pauvreté matérielle entraîne bien souvent la marginalisation et la perte du lien social, la déconsidération de soi, l'abandon de toute perspective d'avenir.
Pour les soutenir, l'État a ouvert une enveloppe de 100 millions d'euros déployée sur deux ans sous la forme d'appels à projets. Cette aide est indispensable pour soutenir et amplifier l'action de ces associations, dont l'activité croît à mesure que la pauvreté avance. Pour faire perdre du terrain à la pauvreté dans notre pays, que compte mettre en place le Gouvernement pour stimuler les dons, encourager le bénévolat, faciliter l'action de ces associations ?