Vous avez raison, dès 2017, nous avons pris à bras-le-corps la question de l'égalité des chances, qui, en réalité et d'une certaine manière, est celle de l'égalité des possibles. Telle est notre promesse républicaine.
Dès le plus jeune âge, dès les fameux 1 000 premiers jours, nous apportons des réponses, ainsi que par le dédoublement des classes de CP et de CE1, que vous avez rappelé, ou par le refus de la sortie sèche pour les enfants de l'ASE, dont on sait combien ils sont parfois fragiles.
L'égalité des chances, ce n'est pas qu'un plan, que l'objet d'une annonce : nous apportons des réponses multiples et complémentaires. Il y a quelques semaines, le Président de la République a annoncé, avec Amélie de Montchalin et moi-même, de nouvelles classes « talents du service public », classes préparatoires destinées à ouvrir plus largement l'accès à la fonction publique. Autre exemple tout simple : le grand plan tutorat et mentorat, aujourd'hui financé à hauteur de 30 millions d'euros, car un jeune a parfois besoin de quelqu'un qui pose son regard sur lui, qui lui imprime un élan en lui donnant confiance. Aujourd'hui, 25 000 mentors accompagnent des jeunes ; nous avons l'ambition d'atteindre 100 000 cette année et 200 000 l'an prochain.
La promesse de notre pays, c'est celle de l'émancipation, qui passe par l'école, par le travail, par l'insertion à la fois économique et sociale. Pour cela, il faut marcher sur deux jambes : donner, d'un côté, l'accès à l'emploi et au monde économique et, fournir, de l'autre, les moyens sociaux et culturels de lutter contre toutes les précarités. Personne ne doit se croire condamner à vivre moins bien que ses parents.
Les réponses, je le redis, sont multiples, certaines conjoncturelles comme le plan « 1 jeune 1 solution », auquel 7 milliards d'euros ont été alloués, d'autres beaucoup plus profondes, s'appuyant sur l'école, sur l'apprentissage ou sur l'enseignement supérieur. L'accès à l'emploi est le meilleur moyen de lutter contre la pauvreté.