Monsieur le ministre, je ne suis pas désobligeant. Pas plus que le rapporteur, vous n'avez répondu sur le fond de l'amendement proposé par Mme De Temmerman. Vous l'avez évacué d'une phrase : « Nous en avons déjà parlé hier. » Aucun élément argumenté n'a été apporté en réponse à cet amendement, simplement parce qu'il était en discussion commune avec d'autres – tout aussi respectables mais qui ne sont absolument pas du même ordre – , comme celui qui a été défendu par notre collègue François Ruffin. Nous sommes donc très loin de ce que devraient être des débats démocratiques dans cet hémicycle : au lieu de porter sur ce qui est proposé, ils se réduisent à des effets de manche.
Monsieur le président, vous savez tout le respect que j'ai pour la présidence, qu'elle soit assurée par vous, par un autre vice-président ou par le président Richard Ferrand, mais nous nous retrouvons donc dans une situation qui nous empêche de débattre sur le fond. Je le répète : l'amendement de Jennifer De Temmerman mérite une réponse à la hauteur de ce qu'il propose.