Selon un sondage une étude de l'IFOP, réalisée à la demande Urban Sports Club, 89 % des Français estiment qu'avoir une activité physique favorise le bien-être et fait du bien au moral. La crise sanitaire a même conforté cette opinion. Voyons donc les choses du bon côté : 43 % des Français ont eu une activité physique plus importante en période de confinement, 60 % voient le sport comme une soupape de décompression en temps de confinement ou de télétravail, 63 % le considèrent comme une véritable source de plaisir. Ces chiffres sont positifs. Pourtant, à en croire une étude de l'Eurobaromètre citée dans l'exposé des motifs de la proposition de loi, la pratique sportive de nos concitoyens diminue ; 42 % déclarent ne jamais faire de sport, les publics les plus éloignés étant paradoxalement ceux qui disposeraient a priori de davantage de temps : demandeurs d'emploi, retraités, ouvriers et femmes au foyer. Cette désaffection a de multiples causes, dont le manque de temps et le manque d'équipements accessibles sont les plus fréquemment citées.
La volonté d'ouvrir les infrastructures sportives au plus grand nombre est certes louable, et mérite d'être saluée ; cependant, leur mise à disposition effective suscite un certain nombre de questions. Que les futurs établissements scolaires comportent des accès indépendants aux locaux sportifs, comme le prévoit l'article 2 du texte, constitue sur le papier une excellente mesure ; nous le faisons déjà dans ma ville de Béziers