Vous avez raison : notre jeunesse ultramarine a des chances et de réelles particularités territoriales. Au vu des chiffres qui m'ont été transmis, je peux vous dire que 53 000 étudiants boursiers originaires des outre-mer ont perçu l'aide sociale particulière. Ils peuvent désormais bénéficier aussi d'un accompagnement plus spécifique par un référent, car du fait de l'éloignement de leur famille, ils peuvent se sentir encore plus isolés en cette période de crise.
Entrons dans le vif du sujet de votre question : les bourses. Dans l'idée d'apporter une réponse spécifique à chacune de nos jeunesses, je travaille notamment avec l'Institut national de la jeunesse et de l'éducation populaire – INJEP – sur un accompagnement adapté aux outre-mer. Qu'ils soient sur place ou poursuivent leurs études en métropole, les jeunes ultramarins sont pleins d'idées et d'énergie. Nous développons des projets de tutorat et de mentorat pour accompagner leur énergie.
Cela étant, monsieur le député, je n'ai pas de réponse précise à apporter à votre question sur les bourses, que je vais transmettre à Frédérique Vidal, ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation. Le sujet relève en effet du Centre national des oeuvres universitaires et scolaires – CNOUS – et des CROUS.
Quoi qu'il en soit, je peux vous assurer que la mobilisation du Gouvernement est collective, en particulier à l'égard de la jeunesse ultramarine. Frédérique Vidal et Sébastien Lecornu, ministre des outre-mer, s'attachent à accompagner toutes les jeunesses de notre pays ; celle des outre-mer en fait évidemment partie.