Je me réjouis de votre réponse, madame la ministre, étant entendu que vos propos au banc font foi. Si j'ai déposé ce sous-amendement en urgence, c'est parce que mon amendement no 813 est tombé alors qu'il vous alertait sur le fait que même si nous allons débattre d'éthique, de bio et ainsi de suite, le texte en l'état ferme l'accès de la moitié de certaines surfaces de vente aux petits producteurs, parce que seules les grandes firmes de l'industrie agroalimentaire pourront financer le mobilier que la grande distribution imposera à ses fournisseurs. Si nous n'instaurons pas de garde-fou, nous risquons d'obtenir le contraire de ce que nous voulons.
Je reconnais que ce sous-amendement n'est certes pas d'une grande qualité – et pour cause : je l'ai rédigé in extremis – mais s'il était adopté, la navette nous permettrait de l'améliorer afin de garantir que l'agro-industrie ne confisquera pas cet espace de vente.