Intervention de Jean-Jacques Ferrara

Réunion du mercredi 15 juillet 2020 à 9h30
Commission de la défense nationale et des forces armées

Photo issue du site de l'Assemblée nationale ou de WikipediaJean-Jacques Ferrara, rapporteur :

Monsieur Bazin, avec Christophe Lejeune, nous avions évoqué l'an dernier, dans le cadre de notre mission sur l'action de l'État en l'air, la question des hélicoptères de service public et de la cohérence de leurs missions et de leur implantation. Les hélicoptères de la gendarmerie, les Dragons de la sécurité civile ou les « blancs » des SAMU participent bien sûr tous à des missions de sécurité civile et intérieure sur le territoire national. Ces hélicoptères ne disposent toutefois pas des mêmes capacités – je pense ainsi au treuil ou au vol de nuit – et il est donc logique de compter une flotte diversifiée. S'agissant d'une éventuelle rationalisation de la répartition des missions, j'ai pour ma part été frappé par ce que j'ai pu constater en Guyane. Les Puma de l'armée de l'air y sont indispensables, d'autant que le seul Dragon qui y était déployé a, un temps, failli être retiré. Or, au regard de la complexité du territoire, l'existence d'une flotte complémentaire est indispensable : les hélicoptères interviennent tout autant pour des missions d'évacuation sanitaire qu'en appui de l'opération Harpie. La coopération entre les armées et les capacités civiles y est très poussée et je n'ai pas de raison de penser qu'au niveau interministériel, les choses soient faites pour garantir une action complémentaire et efficace.

Toutefois, il convient de veiller à la cohérence du maillage territorial des hélicoptères de service public. J'ai évoqué la Guyane et les craintes sur l'avenir du Dragon. Il nous avait également été dit que le retrait d'un hélicoptère de la sécurité civile du Doubs avait eu pour conséquence de priver la Franche-Comté de toute capacité héliportée. En Corse, nous constatons quotidiennement la complémentarité entre les Puma de Solenzara et les capacités de la sécurité civile, voire de la gendarmerie.

Je reviens un instant sur la question des HTL. Si j'évoquais les réticences de l'ALAT, il me semble important de dire que si nous avions les moyens de nos ambitions, l'ALAT serait évidemment preneuse d'HTL, mais, en l'état, au vu des contraintes budgétaires qui sont les nôtre, l'heure est aux arbitrages et leur priorité semble plutôt un accroissement du nombre de Caïman.

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