Du fond du cœur, je voudrais, à mon tour, rendre hommage à M. Samuel Paty et exprimer toute ma gratitude à l'ensemble des professeurs qui donnent à nos enfants les outils de leur émancipation et de leur autonomie. Permettez-moi également de vous remercier et à travers vous, tous les personnels de l'Éducation nationale, particulièrement mobilisés en cette période de crise où il est vital que tous les élèves puissent être à leur place, c'est-à-dire à l'école.
Au gré des auditions de cette commission d'enquête et des rencontres dans ma circonscription, je suis systématiquement alertée sur la vulnérabilité de la médecine scolaire. D'une part sur le nombre insuffisant, voire l'absence de médecins et d'infirmières dans certains établissements, situation d'autant plus critique en cette période de crise sanitaire, et d'autre part, sur une autre crise, celle des vocations. Comme vous le savez, depuis plusieurs années, l'Académie de médecine et le Haut Conseil de la Santé Publique, et dernièrement la Cour des Comptes, ont alerté sur les problèmes structurels de la santé scolaire en France. Pourriez-vous nous éclairer sur ce point ?
L'Éducation nationale accueille 15 000 jeunes en service civique qui jouent un rôle extrêmement intéressant dans une relation de pair à pair avec les élèves, notamment sur des sujets essentiels comme la citoyenneté ou l'environnement. Le Gouvernement a annoncé la création de 100 000 missions supplémentaires d'ici à la fin de 2021. Je souhaiterais savoir comment vous envisagez la montée en puissance de cette ressource au sein de l'Éducation nationale ?