Commissaire, ne vous méprenez pas sur nos questions. Les propos de notre collègue Laetitia Avia et de M. le président constituent un point central. Vous êtes policier en intervention. Je suis député parisien et ai passé plusieurs nuits avec la BAC de nuit. Vous, policiers, avez un courage bien supérieur au nôtre. Vous forcez vraiment notre admiration, je vous l'affirme très sincèrement.
En l'espèce, nous ne parvenons pas à comprendre un point. Un brigadier-chef très expérimenté récupère un vigic avec des clés, mais ne se rend pas compte qu'elles sont en sa possession. Il nous explique en effet que son premier réflexe, après avoir pénétré dans l'immeuble avec ce courage d'y aller, est de descendre pour recevoir des ordres. Au fond, à force de rechercher un ordre après l'autre, ne perd-on pas la notion de la simplicité ? Un policier récupère un trousseau de clés qui va lui servir lors d'une intervention, il est en compagnie de ses collègues. Il prend alors l'initiative d'entrer sans attendre toute une série de commandements. Je répète que nous n'avons aucune sorte de jugement, car nous sommes incapables de faire ce que vous faites.