Il est compliqué de présenter François Gemmene tant son parcours est important. Des slogans nous viennent à l'esprit au sujet de son travail, slogans qui cachent une analyse en profondeur.
Je débuterai cette audition par ceux-ci. Vous affirmez que la fermeture des frontières pour mettre un terme aux mouvements migratoires est une absurdité. J'aimerais échanger sur ce sujet. Vous soutenez qu'il faut traiter davantage les questions de migration dans les relations entre l'Europe et l'Afrique, en considérant les gouvernements africains non comme des sous-traitants, mais comme de véritables partenaires.
Enfin, vous interpellez la commission européenne sur sa politique migratoire. Vous soutenez que la commission européenne est torpillée par les gouvernements et ceux qui la soutiennent sur le sujet des migrations se livrent souvent à un concours de lâcheté, tétanisés par l'extrême-droite. Je vous invite à dire ce que vous pensez de la politique migratoire française et de la politique migratoire européenne.
Je rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relatif au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter serment et de dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité.