Nous sommes plusieurs ici à nous être rendus à Mayotte, où nous avons visité le CRA et constaté par nous-mêmes la situation. Nous avons aussi visité un collège dont nous avons eu l'impression que les élèves, le matin, allaient plus à la soupe populaire qu'à la cantine. Ils dormaient dehors, dans des carcasses de voiture, et n'avaient pas de chaussures – pourtant, c'est de la République française qu'il s'agit, pas de l'Afrique ! Des propositions ont été faites à ce sujet ; le travail mené par notre collègue Eliaou sera largement soutenu au sein de notre commission d'enquête.
Vous avez beaucoup parlé de dignité – une exigence qui nous anime tous. Concernant les points de fixation, vous avez raison : les solutions individuelles et collectives, notamment au niveau départemental et régional, existent. À cet égard, les préconisations formulées par nos collègues par le passé devraient être reprises et soutenues.
Vous avez également insisté sur la pluridisciplinarité nécessaire de l'approche et sur le fait que face à ces questions complexes, les interlocuteurs que l'on a ne sont pas toujours les bons.
S'agissant du premier accueil, les problèmes administratifs sont au premier plan des travaux de notre commission d'enquête.
Je garde enfin en mémoire ce que vous nous avez dit des femmes – et des hommes – qui subissent viols et traite tout au long de leur parcours. Nous gagnerons en humanité et en compréhension de ce sujet complexe en mettant ces réalités en avant et en montrant à l'opinion publique la vraie vie de ces gens avant leur arrivée et, malheureusement, après.