Il est également nécessaire de penser aux personnels pénitentiaires. Il est important que les SPIP soient plus nombreux et mieux formés. Nous constatons par ailleurs une réelle dégradation du niveau des surveillants au cours des dernières années. Ce type de personnel manque dans nos établissements. Pour en recruter, les niveaux ont été abaissés, tandis que la durée de la formation a été réduite. Par conséquent, les nouveaux surveillants envoyés sur le terrain sont insuffisamment formés. Les niveaux de rémunération sont très faibles, ce qui pose des problèmes en Île-de-France, région que quittent les surveillants à la première opportunité. Dans cette région, l'âge moyen des surveillants est bas, l'expérience est faible et les erreurs sont nombreuses. Une revalorisation de la fonction des surveillants pénitentiaires s'avère primordiale. Par ailleurs, le nombre de surveillants est proportionnel au nombre de places et non à celui des détenus. Certains parloirs ne sont pas ouverts, car le nombre de surveillants requis n'est pas atteint.