Intervention de Alain Montigny

Réunion du jeudi 25 novembre 2021 à 10h00
Commission d'enquête sur les dysfonctionnements et manquements de la politique pénitentiaire française

Alain Montigny :

Si l'augmentation de nos effectifs est une réalité, elle s'accompagne d'une augmentation massive des effectifs du public pris en charge. Nous n'avons pas encore atteint le taux d'encadrement reconnu comme norme internationale d'un conseiller pour soixante personnes suivies. Toutefois, l'administration pénitentiaire a fourni un important travail de réflexion sur les organigrammes de référence, et nous savons que ce taux fait figure d'objectif et que nous sommes sur la bonne voie. Nous pouvons être rassurés sur cette question. Ces dernières années, d'autres efforts ont été menés pour faire évoluer les modalités de prise en charge du public et professionnaliser les personnels.

La question de l'évaluation constitue un problème propre à la France. En effet, nous ne pouvons nous appuyer que sur des études parcellaires, et peu nombreuses, ou sur des convictions acquises au regard d'études internationales. Une des demandes de notre association est effectivement de nous doter d'outils d'analyse qui nous permettraient de disposer d'informations claires à transmettre lors de nos réunions départementales par exemple. Nous pourrions ainsi informer le préfet, ou encore le procureur de la République, en leur fournissant de véritables cartographies. L'administration pénitentiaire dispose encore d'une marge de progression importante sur ce sujet, notamment en ce qui concerne la récidive. En effet, nous sommes toujours sceptiques face aux chiffres mis en avant, car nous ne comprenons pas toujours sur quels éléments ils s'appuient.

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