Je nourris les mêmes interrogations que nos collègues sur la confusion, dans la répartition des crédits, entre le plan de relance et la mission Sécurités.
Je nourris également quelques inquiétudes. Le nombre de violences physiques non crapuleuses et de violences sexuelles a bondi en zone police et en zone gendarmerie ; est-ce dû à une amélioration de la prise en charge des déclarations ? À une libération de la parole ? Nous nous interrogeons aussi sur une hausse potentiellement significative des violences intrafamiliales en 2020 due au confinement. Disposons-nous de projections à ce sujet ? S'agissant du programme Sécurité et éducation routières, nous constatons que les crédits diminuent de plus de 3,3 %, à 41,2 millions d'euros, alors même que l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière a estimé le coût total de l'insécurité routière à 50,9 millions d'euros pour l'année 2019. Les crédits prévus nous semblent insuffisants. Enfin, je rappelle que les cyclistes représentent 6 % de la mortalité routière. Nous ne pouvons qu'insister sur la nécessité de multiplier les actions de prévention, notamment en milieu scolaire.