Les crédits de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) doivent être augmentés de 20 millions d'euros supplémentaires car la hausse budgétaire importante de l'année dernière s'explique quasi exclusivement par un rattrapage qui, d'après nos informations, n'a d'ailleurs pas été lui-même complètement exécuté. Son financement reste en deçà des moyens nécessaires pour atteindre simplement les objectifs fixés par le Gouvernement lui-même en matière de traitement des délais des dossiers. Selon le rapport du 6 mai de la Cour des comptes, « si la demande d'asile devait continuer à progresser, il ne pourrait y avoir respect des objectifs de délais de traitement (…) sans moyens supplémentaires nouveaux ». Cela me semble assez clair.