Intervention de Dominique Simonnot

Réunion du mercredi 23 juin 2021 à 9h30
Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la république

Dominique Simonnot, contrôleure générale des lieux de privation de liberté :

Justement, nous avons demandé cinq postes supplémentaires, car nos tâches se sont accrues. Dans le cadre de notre mission de prévention, nous avons proposé des modules de formation destinés à l'École nationale de la magistrature, aux écoles des barreaux et aux éducateurs. S'ajoutent à cela les fiches-prisons. Tout ceci représente un travail considérable, or nos moyens n'ont pas augmenté depuis cinq ans, alors que la population carcérale, elle, ne cesse de croître. L'équipe du CGLPL m'inspire une grande fierté. Ses membres, issus de tous les milieux, concernés par l'enfermement, y partagent leurs points de vue et leur expertise. Je trouve formidable de partir en mission avec eux.

Le garde des Sceaux m'a répondu par courrier, avec humour, qu'il faisait le plus grand cas de mes recommandations, alors qu'il n'en va pas toujours ainsi, malheureusement.

Je regrette que les ministres ne cherchent pas à diffuser les bonnes pratiques constatées en certains lieux par le CGLPL. Nous trouvons beaucoup de réconfort à discuter avec les équipes, en particulier des hôpitaux psychiatriques et des CEF. Grâce à ces discussions, la situation s'améliore, puisque nos recommandations sont souvent suivies sur le terrain. Espérons toutefois que cette désinvolture cessera.

Le DAP, excellent connaisseur de la question, aura certainement à cœur de traiter le sujet des violences en détention. Il faudra lui poser votre question. Encore une fois, la surpopulation aggrave tout. Elle me paraît en tout cas la cause de la plupart des violences, en plus du caïdat.

Je ne dispose pas du recul suffisant pour aborder le sujet des radicalisés. Tout le monde tâtonne sur la question. J'ai assisté au début des binômes, avec la médiation animale, qui a fait rire tout le monde. Aucune solution ne semble valable. Les radicalisés sont soumis à un régime particulièrement dur.

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