Je répondrai rapidement sur les tests de dépistage, avant de laisser la parole à M. Lina et à M. d'Enfert, puisque le CNR procède à l'évaluation des tests tant sérologiques que virologiques.
La première note demandée à CARE portait sur les tests sérologiques : on nous demandait quels tests l'État pouvait acheter immédiatement. Nous avons répondu qu'il n'était pas question d'acheter des tests sérologiques, tant qu'aucun d'eux n'avait encore été validé. Depuis lors, la situation a évolué. Même si des progrès restent à faire, des tests apparaissent et commencent à être validés.
Attention toutefois à leur signification. Quand on recherche un virus, on le fait par la technique la plus sûre : la technique RT-PCR. C'est à celle-ci que se référait le Premier ministre quand il a parlé hier d'effectuer 700 000 tests par semaine, car elle possède toute la sensibilité souhaitée.
Les tests sérologiques ne répondent pas exactement à la même question. Ils indiquent si la personne a été exposée au virus et si elle possède des anticorps, ce qui ne signifie pas pour autant qu'elle est protégée car tous les anticorps ne sont pas protecteurs. Ce type de réponse, nous ne l'avons pas aujourd'hui.
Certains essais thérapeutiques sont actuellement menés en collaboration avec le secteur privé et les compagnies pharmaceutiques.