Intervention de Jean-Baptiste Djebbari

Réunion du mardi 5 mai 2020 à 17h30
Mission d'information sur l'impact, la gestion et les conséquences dans toutes ses dimensions de l'épidémie de coronavirus-covid 19 en france

Jean-Baptiste Djebbari, secrétaire d'État :

Monsieur Éric Ciotti, nous observons évidemment la situation du transport aérien avec la plus grande attention. L'aéroport Roissy-Charles de Gaulle assure aujourd'hui sur trois terminaux – et demain peut-être plus que sur un seul – l'intégralité du transport aérien de voyageurs et de marchandises, qui représente environ 2,5 % du trafic habituel.

Nous devrons, au gré de l'harmonisation des mesures et des décisions politiques des États et de l'Union européenne, réarmer tant Roissy que, demain, Orly. Le niveau de trafic actuel pourra être pris en charge, y compris les vols vers la Corse, par Roissy jusqu'à la fin du mois de juin. Deux compagnies aériennes demandent la réouverture d'Orly à cette date: nous le ferons de manière ordonnée, en lien avec Air France qui, au travers de sa filiale Transavia, en est l'est des opérateurs privilégiés. Nous ne manquerons pas de vous informer de ce qu'il en sera en fonction de l'évolution de la situation sanitaire et de la reprise du trafic aérien.

Madame Sophie Auconie, nous analysons au cas par cas, en lien avec la cellule des restructurations industrielles de Bercy, la santé des compagnies aériennes et montons des projets d'accompagnement, au travers de prêts garantis par l'État ou en sollicitant leurs actionnaires.

Il y a deux mois, 126 000 de nos concitoyens confinés ou vivant à l'étranger avaient demandé leur rapatriement. Grâce à l'action du ministère des affaires étrangères, 175 000 personnes ont pu regagner le sol national. Comme l'a indiqué Jean-Yves Le Drian, tous les Français ayant des problèmes particuliers, notamment d'ordre sanitaire, doivent se signaler auprès de leur ambassade ou de leur poste consulaire : leur cas sera traité avec le plus grand sérieux et avec la plus grande diligence.

Je ne peux que partager l'ambition du projet de liaison ferroviaire légère Tours-Loches, qui est soutenu par l'ensemble des élus de la région et que j'ai eu l'occasion d'évoquer hier soir avec le Président de la République. La production massive et décarbonée d'hydrogène sur place constitue en effet un bon exemple de ce que nous voulons démontrer.

Nous avons bien en tête, monsieur Mickaël Nogal, le caractère stratégique d'Airbus pour la région Occitanie : plus de 80 000 personnes en dépendent directement ou indirectement. Je me réjouis que le groupe ait pu sécuriser une ligne de crédit de 15 milliards d'euros afin de faire face aux difficultés du moment. Nous aurons sans doute besoin d'accélérer encore le rythme des investissements si nous voulons construire un avion de transport régional bas carbone qui nous permettrait de rayonner à l'international, dans un contexte géostratégique dans lequel les Chinois n'ont pas tout à fait atteint notre niveau de compétences et dans lequel les Américains connaissent des difficultés.

Nous avons les savoir-faire nécessaires. Il s'agit d'un véritable projet industriel pour l'Europe qui appelle l'élaboration d'une stratégie nationale et européenne : telle est la proposition que j'ai faite à mes homologues européens qui en ont, je crois, parfaitement perçu la pertinence.

Aucun commentaire n'a encore été formulé sur cette intervention.

Cette législature étant désormais achevée, les commentaires sont désactivés.
Vous pouvez commenter les travaux des nouveaux députés sur le NosDéputés.fr de la législature en cours.