La défiance de nos concitoyens vis-à-vis du politique, de l'État et des médias s'est encore renforcée avec la crise ; les organisations locales et territoriales sont les seules à avoir conservé du crédit. Nous sommes l'un des pays d'Europe où l'on fait le moins confiance dans l'État pour la gestion de la crise. Nous ne pourrons reconstruire le pays sans recréer de la confiance. J'ai été maire, président de conseil départemental et j'ai toujours entretenu de bonnes relations avec le préfet, mais les choses se gâtent toujours lorsqu'il est question de sujets nationaux. Notre pays ne peut continuer de fonctionner ainsi.
L'État a manqué une nouvelle fois d'anticipation, pêchant par manque de transparence et usant de méthodes de gestion bureaucratiques. L'enjeu est de mobiliser tout le monde pour affronter cette crise et anticiper les prochaines, la plus terrible étant la crise environnementale. Comment allez-vous agir sur les territoires pour associer la société civile ? Quelles méthodes envisagez-vous pour que les décisions soient construites avec la participation de tous ? Car sans l'adhésion de nos concitoyens, c'est la démocratie tout entière qui est fragilisée.