Non seulement nous rencontrons des difficultés pour trouver des personnes compétentes, mais il faut assurer leur formation et les habiliter. Une secrétaire a besoin d'un mois de formation en plus de sa formation initiale. De même, les techniciens doivent-ils être habilités à nos techniques et à nos méthodes de travail. La formation interne est chronophage ; il faut y déléguer des personnels ce qui, dans une période de tension, est compliqué.
Nous avons des automates de grosses cadences, « ouverts », sur lesquels plusieurs techniques peuvent être adaptées. Heureusement, nous n'aurons pas que le covid à traiter. C'est pourquoi j'ai évoqué l'urgence d'organiser le dépistage de la grippe saisonnière. Ces appareils pourront le faire puisque la technique est comparable. On n'utilise pas les mêmes amorces ni les mêmes réactifs, mais de même que l'on effectue des dosages de cholestérol et de glycémie sur la même machine, on peut faire sur celles-ci une PCR de grippe, de clostridium difficile ou de paludisme. Nous avons aussi des petites machines « fermées » pour répondre aux urgences. Dans la clinique où je travaille, pour faire le tri des patients, les urgentistes ont besoin de savoir s'ils sont atteints du covid ou, en hiver, de la grippe. Comme on n'utilise pas le même type d'appareil pour agir au coup par coup et pour traiter de gros volumes, nous devons disposer des deux équipements pour répondre aux besoins de la population
À l'évidence, il faudra cibler les patients pour ne pas emboliser le système. Nous sommes harcelés d'appels téléphoniques plus ou moins pertinents. Il faut hiérarchiser les besoins.