Ce texte marque une nouvelle étape dans notre volonté de définir une politique de transition écologique. Je ne partage pas toutes vos remarques mais je note que nous avons la volonté commune d'essayer d'aller plus loin et d'inviter tant les citoyens que les opérateurs économiques à embrasser cette transition. Plusieurs mesures législatives ont été prises depuis 2017, M. Jean-René Cazeneuve l'a rappelé. Je citerai aussi la fermeture des centrales à charbon, l'arrêt de grands projets comme l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou EuropaCity, des aides telles que les primes pour la conversion des véhicules, ainsi que des plans d'investissement permettant de répondre à ces enjeux et d'accompagner les entreprises dans leur conversion.
Vous travaillez avec des associations internationales ; quel signal donnera la France à l'étranger par ce projet de loi ? Quelles sont les réactions de vos homologues étrangers, qu'il s'agisse de la fin de l'extension des aéroports et de l'artificialisation des sols ou des mesures envisagées pour les lignes aériennes nationales ? Comme M. Leguet, je pense indispensable d'investir. L'État a un rôle majeur à jouer en soutenant des projets et en créant les conditions favorables à leur réalisation, mais nos entreprises sont le principal levier de l'investissement. On doit donc les amener à accomplir la transition ; quel est alors le bon équilibre entre obligations et incitations pour ce qui les concerne ?